Bon, je voulais justement parler de cette petite phrase, elle est sans intérêt et anecdotique dans le contexte grave que traverse notre pays depuis quelques années. En fait, lorsque l’on se commet dans des bains de foule on doit s’attendre à des quolibets et à des interpellations en tous genres, Nicolas SARKOZY l’avait déjà vécu. On prend des risques, même si l’environnement humain direct est souvent choisi avec un certain soin, des personnes représentatives et non hostiles, hochant du chef en signe d’acquiescement à chaque mot du patron, cela marche très bien, au niveau de l’inconscient du téléspectateur. C’est le choix qui est fait de produire de la communication et son corollaire, la démultiplication de l’événement à travers les chambres d’échos des media, papier, audio, télé. On ne parle que de cela pendant quelques jours, jusqu’à ce qu’un autre événement vienne le chasser.

On va d’affaire BENALLA en affaire de l’horticulteur, l’ensemble occupant la galerie ; est-ce le but ? Certains seraient tentés de penser que cet horticulteur n’était pas là par hasard, il aurait permis à notre Président de réitérer que des emplois n’étaient pas servis, culpabilisant un peu plus les Français. Je ne le crois pas, je pense à une mauvaise impro, à une communication faite à la va-vite par des commis complètement coupés de la réalité, comme les gens qu’ils servent. Pour en revenir à l’Emploi, oui il y aurait quelques centaines de milliers d’emplois à pourvoir (certains parlent de 300.000, d’autres de 500.00 ; valse des nombres), sur six millions de sans-emploi. Allons jusqu’au bout de la démarche, faisons travailler ces 500.000 personnes, il en reste encore 5.500.000 ! C’est facile, on les met en formation, notamment auprès de l’AFPA qui supprime des postes (de manière incidente, ce transfert d’une colonne à une autre, s’il ne fait pas chuter le chômage, fait « baisser les chiffres du chômage »), et ils retrouvent du travail comme par un coup de baguette magique, c’est simple non ? Comment n’y avait-on pas pensé avant ?