Aussi, vois-je avec curiosité, un article singulier paru sur le site « Les Echos.fr » (19/09/2018, écrit par Emmanuel GRASLAND). L’Institut Montaigne, dont les media relatent souvent les rapports et suggestions lancés « ex cathedra », vient nous parler de la transformation numérique de l’Industrie française. En effet, ce centre de réflexion, propose de créer 15 à 20 « centres d’accélération » (l’expression est belle, sans que l’on ne puisse parfaitement comprendre de quel bois cela est fait !) dans les territoires ; un investissement évalué entre 45 et 100 millions d’euros. L’article poursuit que, si la situation de l’industrie française est bien connue (décrochage de compétitivité, désindustrialisation, perte de 1,4 millions d’emplois en 25 ans), l’Institut Montaigne estime que les technologies (ils veulent parler de techniques) au cœur de l’industrie du futur sont en mesure de « remettre en cause » les tendances des dernières décennies. Selon le BCG (je connaissais le vaccin, ça non), la mise en œuvre de ces technologies (encore) génère en effet des gains importants, de l’ordre de 10 à 20% sur les coûts de fabrication hors matières premières ».

Entendez, sur la variable d’ajustement habituelle, les heures de travail effectuées par l’humain ; l’EMPLOI ! Il est curieux de voir que l’on commence par parler des pertes d’emplois et de leur résorption, pour terminer par les gains générés au dépend justement de l’Emploi. Ceci me semble assez insoluble, et s’engage carrément dans l’aporie. Attendons de plus amples informations avant de ternir ce qui est avancé comme étant un louable bénéfice pour tous. Pour ma part, je ne le sens pas trop, mais cela ne concerne que moi, je vois venir plus de chômage et en contrepartie plus d’assistanat, plus de charges mutualisées entre nos entreprises, etc… La suite, vous la connaissez !